Tu l’as sûrement déjà vécu.
La séance commence bien. Les jambes répondent. Le cardio est stable. L’allure est maîtrisée. Puis, progressivement, quelque chose change. Ce ne sont pas forcément tes muscles qui lâchent en premier… c’est ton mental.
Difficulté à rester concentré sur l’allure cible. Impression que l’effort devient “plus dur” sans raison physiologique évidente. Perte de lucidité dans la gestion du rythme. En compétition, hésitation tactique, découragement plus rapide que prévu.
En endurance, la fatigue n’est pas seulement musculaire. Elle est aussi centrale, c’est-à-dire liée au système nerveux et au cerveau. Et c’est précisément là que la L-tyrosine devient intéressante.
Souvent moins connue que la caféine ou les ingrédients orientés performance musculaire, la L-tyrosine agit sur un levier fondamental : ta capacité à maintenir concentration, motivation et stabilité mentale quand la fatigue s’installe.

L-tyrosine : comprendre cet acide aminé clé du système nerveux
Qu’est-ce que la L-tyrosine exactement ?
La L-tyrosine est un acide aminé non essentiel. Ton corps peut en produire à partir d’un autre acide aminé, la phénylalanine. Mais en situation de stress — qu’il soit mental, environnemental ou lié à l’entraînement — les besoins augmentent.
Son rôle principal ? Elle est le précurseur de plusieurs neurotransmetteurs majeurs :
la dopamine (motivation, vigilance, récompense),
la noradrénaline (réactivité, concentration),
l’adrénaline (activation et mobilisation).
Ces neurotransmetteurs sont directement impliqués dans la gestion de l’effort, la perception de la fatigue et la capacité à rester engagé mentalement.
En endurance, surtout sur des formats longs (semi, marathon, trail, triathlon longue distance), la baisse progressive de ces neurotransmetteurs contribue à ce qu’on appelle la fatigue centrale. Tu es encore capable physiquement… mais ton cerveau commence à freiner.
La L-tyrosine intervient précisément à ce niveau.
Où trouve-t-on la L-tyrosine dans l’alimentation ?
On retrouve naturellement la L-tyrosine dans :
les viandes,
les poissons,
les œufs,
les produits laitiers,
les légumineuses,
certains oléagineux.
Dans une alimentation équilibrée, les apports de base sont couverts. Mais le contexte sportif change la donne.
Lors d’un entraînement intense ou prolongé, ton organisme mobilise davantage de neurotransmetteurs. En période de charge élevée, de stress professionnel ou de préparation spécifique, la demande augmente.
Or, consommer un steak ou des lentilles 30 minutes avant une séance tempo n’est ni pratique ni optimal en termes de digestibilité.
C’est pour cette raison que la L-tyrosine est utilisée en supplémentation ciblée avant l’effort : pour apporter une dose précise, assimilable et positionnée stratégiquement.
Pourquoi la L-tyrosine est stratégique en endurance
Contrairement à des ingrédients orientés performance musculaire pure, la L-tyrosine agit sur la qualité de ton pilotage mental.
En endurance, le cerveau joue un rôle de régulateur. Il ajuste l’intensité perçue pour éviter l’épuisement total. Lorsque les neurotransmetteurs diminuent, la perception de l’effort augmente plus rapidement que la fatigue réelle.
Résultat :
tu as l’impression que l’allure est plus difficile,
tu doutes plus tôt,
tu baisses inconsciemment l’intensité.
La L-tyrosine aide à maintenir un niveau plus stable de neurotransmission. Elle ne supprime pas la fatigue — ce serait illusoire — mais elle contribue à en limiter l’impact sur la concentration et la motivation.

L-tyrosine et performance en endurance : des bénéfices concrets
Maintenir concentration et lucidité quand la fatigue monte
Prenons un exemple concret.
Séance spécifique marathon : 3 x 20 minutes à allure cible avec 3 minutes de récupération. Les jambes tiennent. Le cardio est cohérent. Mais à partir du deuxième bloc, ton esprit commence à dériver.
Tu regardes la montre plus souvent. Tu hésites à relâcher. L’effort semble “mentalement lourd”.
Dans ce type de séance, la L-tyrosine peut soutenir la concentration et la stabilité cognitive. Tu restes plus focalisé sur l’allure, plus précis dans ta gestion de l’effort.
En trail, l’impact est encore plus marqué. La prise de décision en descente technique, la vigilance sur terrain irrégulier ou la gestion d’une montée longue sous fatigue exigent un système nerveux réactif.
Mieux gérer le stress et la pression en compétition
Le stress pré-course est un vrai sujet chez les runners.
Activation excessive, difficulté à se poser, mental dispersé. À l’inverse, certains ressentent un “mental crash” en fin de course, surtout sur les formats longs.
La L-tyrosine participe à la régulation de la réponse au stress. Elle ne t’excite pas comme une forte dose de caféine, mais elle soutient la capacité du système nerveux à rester stable face à la pression.
C’est particulièrement intéressant si tu es sensible aux stimulants.
L-tyrosine, taurine et bêta-alanine : des rôles complémentaires
En nutrition sportive endurance, aucun ingrédient n’agit seul.
La L-tyrosine agit principalement sur la fatigue centrale (mental, concentration, motivation).
La taurine, que nous avons détaillée dans cet article :
👉 Taurine : excitant ou vrai booster de performances en endurance ?
agit davantage sur la stabilité musculaire et la gestion de la fatigue périphérique.
De son côté, la bêta-alanine (voir l’article dédié sur le blog Runfinity) intervient dans le tamponnage de l’acidité musculaire, particulièrement utile sur les efforts soutenus, fractionnés longs ou allures proches du seuil.
En résumé :
L-tyrosine → cerveau
Taurine → stabilité musculaire
Bêta-alanine → résistance à l’acidose
Ce sont trois leviers différents, mais complémentaires dans une stratégie cohérente.

Comment utiliser la L-tyrosine intelligemment avant de courir
Quelle dose de L-tyrosine pour un sportif d’endurance ?
Les dosages généralement utilisés en nutrition sportive se situent entre 500 mg et 2000 mg, selon le profil et le contexte.
L’objectif n’est pas de surconsommer. Des doses trop élevées n’apportent pas nécessairement plus de bénéfices et peuvent créer de l’inconfort digestif.
Une dose modérée, bien positionnée, suffit généralement à soutenir les mécanismes recherchés.
Quand prendre la L-tyrosine ?
Le timing optimal se situe généralement 30 à 60 minutes avant la séance.
Elle est particulièrement pertinente avant :
les sorties longues exigeantes,
les séances spécifiques marathon,
les blocs tempo ou seuil,
les compétitions longues,
les périodes de forte charge mentale.
Comme toujours : on teste à l’entraînement, jamais pour la première fois le jour J.
Pourquoi la L-tyrosine est intégrée dans Runfinity
Runfinity a été conçu pour répondre aux besoins spécifiques des sports d’endurance.
L’intégration de la L-tyrosine s’inscrit dans une logique claire : soutenir la performance sans surstimulation.
En association avec une dose maîtrisée de caféine et d’autres ingrédients complémentaires, elle permet :
de maintenir la concentration,
de stabiliser la motivation,
de limiter la dérive mentale en fin d’effort,
de préserver la qualité d’exécution des séances.
L’objectif n’est pas de créer une excitation artificielle, mais de permettre au runner de produire un effort plus propre, plus stable, plus durable.
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FAQ – L-tyrosine et performance en endurance
Oui, la L-tyrosine peut être particulièrement pertinente sur les formats longs comme le marathon ou le trail.
Ces épreuves sollicitent fortement le système nerveux central et la capacité à maintenir concentration et motivation
pendant plusieurs heures. En soutenant la production de neurotransmetteurs impliqués dans la vigilance et la gestion
du stress, la L-tyrosine peut aider à limiter la dérive mentale en fin d’épreuve.
Non. La L-tyrosine n’est pas un stimulant direct du système nerveux. Elle ne provoque pas de pic d’excitation
ni d’augmentation brutale de la fréquence cardiaque. Elle agit en amont, en fournissant un précurseur des
neurotransmetteurs impliqués dans la concentration et la gestion du stress, ce qui en fait un soutien plus
stable et progressif que la caféine.
Oui, cette association est fréquente en nutrition sportive. La caféine agit principalement sur la vigilance
et la perception de l’effort, tandis que la L-tyrosine soutient les mécanismes neurochimiques liés à la
concentration et à la résistance au stress. L’important reste de respecter les dosages et de tester cette
combinaison à l’entraînement avant de l’utiliser en compétition.
Elle ne supprime pas la fatigue réelle, mais elle peut contribuer à limiter l’augmentation excessive de la
perception de l’effort liée à la fatigue mentale. En soutenant la disponibilité des neurotransmetteurs,
elle aide certains sportifs à maintenir une meilleure stabilité mentale et à éviter un décrochage prématuré
de l’intensité.
Chez un sportif en bonne santé, la L-tyrosine est généralement bien tolérée aux doses couramment utilisées
en nutrition sportive. Il est cependant recommandé de respecter les dosages, d’éviter les associations
excessives avec d’autres stimulants et de demander un avis médical en cas de pathologie particulière ou
de traitement affectant le système nerveux ou la thyroïde.
Oui, notamment lorsque la fatigue mentale s’accumule. Les périodes de charge élevée augmentent le stress
physiologique et la sollicitation du système nerveux. Dans ce contexte, la L-tyrosine peut s’intégrer
dans une stratégie globale visant à préserver la qualité des séances et la capacité à enchaîner les entraînements.
La performance d’endurance commence dans le cerveau
On parle souvent des jambes, du VO2max, du seuil lactique, de l’économie de course. Mais la réalité, sur le terrain, est simple : en endurance, le cerveau décide souvent avant les muscles.
La L-tyrosine représente un levier stratégique pour soutenir la fatigue mentale, maintenir la concentration et mieux gérer la pression de l’effort prolongé.
Elle ne remplace pas l’entraînement. Elle ne supprime pas la fatigue. Mais elle peut faire la différence entre subir une séance… et la maîtriser.
Dans une approche globale incluant nutrition, récupération et stratégie pré-entraînement cohérente, elle trouve pleinement sa place — notamment au sein d’une formule pensée spécifiquement pour l’endurance comme Runfinity.
Parce que courir longtemps demande des jambes solides…
mais surtout un mental capable de tenir jusqu’au dernier kilomètre.






